Iris : qu’est-ce que c’est exactement ?

L’iris est la partie colorée de l’œil. D’un point de vue anatomique, c’est une membrane circulaire ayant des propriétés contractiles, se situant au niveau de la partie antérieure de l’œil.

L’iris comporte un orifice en son centre qui laisse apparaître une autre partie bien connue de l’œil : la pupille.

D’ailleurs, contrairement à une idée reçue bien répandue, lorsqu’on a un myosis (la pupille qui se rapetisse ) ou une mydriase (la pupille qui se dilate ) ce n’est pas la pupille qui change de taille, mais simplement l’iris qui vient s’agencer autour d’elle, de sorte à la faire paraître plus petite ou plus grande.

Myosis et mydriase, comment se font-ils ?

Comme nous avions commencé à vous l’expliquer plus haut, lors d’un myosis ou d’une mydriase, c’est en réalité l’iris qui change de taille et non la pupille, et ce bien qu’on parle de réflexes  » pupillaires ».

Les changements de taille de l’iris sont régis par deux muscles principalement :

  • Le muscle sphincter pupillaire dont la contraction induit un myosis, et dont le relâchement induit une mydriase.
  • Le muscle dilatateur de l’iris, dont la contraction induit une mydriase, et dont le relâchement induit un myosis.

Il faut noter que ces deux muscles sont ce qu’on appelle des muscles antagonistes, cela signifie qu’ils ont des actions contraires, et ne peuvent ni se contracter simultanément, ni se relâcher simultanément : si l’un est contracté, l’autre est obligatoirement relâché et vice versa.

Quelle est l’importance de l’iris ?

Pourquoi on vous raconte tout cela ? Car le myosis et la mydriase sont d’une importance capitale dans l’évaluation de l’intégrité anatomique et fonctionnelle de certaines structures nerveuses. Il faut comprendre que ce réflexe pupillaire fait intervenir plusieurs agents anatomiques, le tester revient donc à vérifier qu’elles fonctionnent toutes :

  • La rétine : qui capte le stimulus lumineux.
  • Le nerf optique : qui véhicule l’information nerveuse vers les centres spécialisés du cortex cérébral.
  • Le mésencéphale : partie du cerveau où se trouve le centre d’intégration des informations y afférant.
  • Le noyau d‘Edinger-Westphal : la structure anatomique responsable de la transduction nerveuse du réflexe photomoteur. C’est ce noyau qui est censé lui « fabriquer » une réponse appropriée.
  • Le nerf oculomoteur : qui est responsable de la réponse finale de l’iris à la stimulation lumineuse, le myosis.

Ainsi, dans certaines situations d’urgence où l’on pourrait retrouver une lésion d’une de ces structures anatomique (Cas des traumatismes crâniens par exemple) évaluer le bon fonctionnement de l’iris, ainsi que sa réponse aux stimulations lumineuses peut être un excellent moyen pronostique sur l’existence des lésions dans un premier temps, puis sur leur éventuelle gravité.